Secteurs d'activité au Tadjikistan
Hydroélectricité
L'hydroélectricité fournit la quasi-totalité de la production électrique du pays, dont le potentiel hydraulique compte parmi les plus importants du continent asiatique. Le chantier du barrage de Rogoun, sur le Vakhch, en constitue le projet phare. Lancé en 1976, interrompu en 1993 puis relancé en 2016 avec un contrat de 3,9 milliards de dollars confié au groupe italien Salini Impregilo, il prévoit un ouvrage de 335 mètres de hauteur et six groupes de 600 mégawatts. Les deux premières turbines ont été mises en service en novembre 2018 et en septembre 2019, à charge hydraulique réduite. Le projet régional CASA-1000 doit permettre l'exportation de l'électricité excédentaire d'été vers l'Afghanistan et le Pakistan.
Métallurgie et mines
L'aluminium primaire demeure le principal produit industriel exporté. La société publique Talco exploite l'usine de Tursunzoda, dont la production s'est établie à 83 000 tonnes en 2024, très en deçà de ses capacités nominales, faute d'électricité suffisante et d'alumine importée à coût compétitif. Le sous-sol recèle de l'or, de l'argent, de l'antimoine, du plomb, du zinc, du strontium, du spath fluor et du mercure. Plusieurs gisements aurifères sont exploités dans la région de Sughd, souvent en partenariat avec des investisseurs chinois.
Agriculture
L'agriculture emploie une part importante de la population active malgré l'étroitesse des terres arables, limitées à environ 6 % du territoire. Le coton reste la principale culture commerciale et mobilise une large fraction des surfaces irriguées. Les fruits secs, les abricots, les raisins, les agrumes et les huiles végétales complètent l'offre exportable. L'élevage extensif occupe les pâturages d'altitude et joue un rôle essentiel dans l'économie des districts de montagne.
Services et secteurs émergents
Le commerce, la construction et les transports concentrent la croissance des services, alimentée par les transferts des migrants. Les réseaux mobiles couvrent l'essentiel du territoire habité. Le tourisme de montagne, encore modeste en volume, progresse autour de la route du Pamir, des lacs des Fanns et du patrimoine sogdien, et bénéficie d'un régime de visa électronique. Le secteur bancaire, de taille réduite, sort d'une période de fragilité marquée par la défaillance de plusieurs établissements au milieu des années 2010.