Principales attractions touristiques au Tadjikistan
Massif du Pamir
Le Pamir occupe tout l'est du Tadjikistan et constitue la grande affaire touristique du pays. La route qui le traverse, la M41, franchit le col d'Ak-Baital à 4 655 mètres, entre le lac Karakoul et la frontière kirghize, ce qui en fait la deuxième route internationale la plus élevée du monde. Khorog, principale ville de la région, sert de base vers la vallée du Wakhan, le long de la frontière afghane, et celle du Bartang, plus étroite. L'accès à l'ensemble de cette région autonome du Haut-Badakhchan reste soumis à une autorisation spécifique délivrée avec le visa.
Parc national tadjik
Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2013, le parc national tadjik, également désigné comme les montagnes du Pamir, couvre 2 611 674 hectares. Il figure parmi les plus vastes aires protégées de haute montagne du domaine paléarctique. Le glacier Fedtchenko, le plus long au monde en dehors des régions polaires, s'y déploie au pied de sommets qui dépassent 7 000 mètres. Le mouton argali de Marco Polo, le bouquetin de Sibérie et le léopard des neiges y trouvent refuge. Le lac Karakoul, situé sur le haut plateau, passe pour le plus haut grand lac d'origine météoritique de la planète.
Monts Fann
Les monts Fann, dans la province de Sughd, appartiennent au système du Pamir-Alaï, entre la chaîne du Zarafchan au nord et celle du Guissar au sud. Une centaine de sommets s'y dressent, dont plusieurs dépassent 5 000 mètres, le point culminant étant le pic Tchimtarga à 5 489 mètres. Les lacs d'Alaudin, ceux de Koulikalon sur le versant nord du Tchimtarga et le lac Bolchoï Allo comptent parmi les objectifs classiques de randonnée. Les Sept Lacs de Marguzor, près de Pendjikent, se distinguent par des couleurs qui changent d'un plan d'eau à l'autre. La période favorable court de la fin juin à la mi-septembre pour la marche, juillet et août convenant mieux à l'alpinisme.
Lac Iskanderkoul
Situé à 2 195 mètres d'altitude sur le versant nord de la chaîne du Guissar, l'Iskanderkoul doit sa forme triangulaire à un glissement de terrain qui a barré la rivière Saratogh. Sa surface atteint 3,4 kilomètres carrés et sa profondeur 72 mètres. Il se trouve à 134 kilomètres de Douchanbé et à 23 kilomètres de la route de Khoudjand, ce qui en fait la montagne la plus accessible du pays. Une réserve naturelle de 300 kilomètres carrés protège le lac, ses forêts et ses prairies, l'ensemble étant reconnu comme zone importante pour la conservation des oiseaux.
Site archéologique de Sarazm
À une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Pendjikent, dans la vallée du Zarafchan, Sarazm témoigne de la première société agricole proto-urbaine de cette partie de l'Asie centrale. Le site a été occupé entre 3900 et 2100 avant notre ère, en quatre phases successives séparées par des périodes d'abandon. Les fouilles ont mis au jour des ateliers métallurgiques, des systèmes d'irrigation et des objets attestant d'échanges lointains, du Turkménistan à la vallée de l'Indus. Son inscription au patrimoine mondial, en juillet 2010, fut la première obtenue par le Tadjikistan.
Khoudjand et vallée de Ferghana
Deuxième ville du pays avec 191 000 habitants en 2019, Khoudjand s'étire sur les rives du Syr-Daria, à l'entrée de la vallée de Ferghana. Fondée il y a environ 2 500 ans, prise par Alexandre le Grand en 329 avant notre ère et rebaptisée alors Alexandrie l'Ultime, elle fut un relais de la route de la soie. La forteresse reconstruite, le mausolée de Cheikh Mouslihiddine et le bazar Pandjchanbé, l'un des plus grands marchés couverts d'Asie centrale, entourent la place principale.
Douchanbé et environs
La capitale offre un contrepoint urbain à ces paysages. Le Musée national du Tadjikistan rassemble collections archéologiques, costumes et objets d'art, tandis que les grands bazars donnent une idée de l'agriculture des vallées. La forteresse de Hisor et ses médersas, à l'ouest de la ville, se visitent en une demi-journée.