Vols et compagnies aériennes au Tadjikistan
Aéroport international de Douchanbé
L'aéroport international de Douchanbé, identifié par le code DYU, constitue la principale porte d'entrée aérienne du Tadjikistan. Il dispose d'une piste unique en asphalte de 3 100 mètres et se trouve à quelques kilomètres seulement du centre de la capitale, ce qui rend les transferts rapides. Son terminal a été financé par la France pour un coût initial de 27 millions d'euros et livré en 2012, à l'époque où l'armée française y exploitait une base logistique, de janvier 2002 à 2013. La remise en état des aires de trafic et de manœuvre s'est achevée en 2014.
Compagnies desservant le pays
Somon Air, transporteur privé tadjik, assure une part importante des liaisons régulières au départ de Douchanbé. La compagnie émiratie flydubai, la russe Ural Airlines et Uzbekistan Airways comptent parmi les autres opérateurs présents sur la plateforme. À de rares exceptions près, l'aéroport ne dessert que des destinations situées en Asie, ce qui explique l'absence de vols long-courriers vers l'Europe occidentale.
L'offre reste sensible aux évolutions du trafic régional. Le nombre de fréquences varie d'une saison à l'autre et certaines lignes fonctionnent seulement quelques jours par semaine, une réalité qui pèse sur la construction d'un itinéraire avec correspondance courte.
Itinéraires depuis la France
Aucun vol direct ne relie la France au Tadjikistan. Le voyage impose donc au moins une escale, le plus souvent à Istanbul, à Dubaï, à Moscou ou à Tachkent, pour une durée totale qui dépasse fréquemment 12 heures. Les tarifs fluctuent nettement selon la période, la haute saison de randonnée en été et les fêtes de Navrouz au printemps concentrant la demande. Le trafic augmente également au rythme des allers et retours des travailleurs tadjiks installés en Russie, dont les transferts d'argent représentent près de la moitié du produit intérieur brut du pays.
Aéroports régionaux et vols intérieurs
Khoudjand, deuxième ville du Tadjikistan, accueille le second aéroport du pays, avec des liaisons vers Douchanbé et vers plusieurs villes russes. Ces vols intérieurs jouent un rôle que la géographie leur impose, puisque aucune voie ferrée directe ne relie le nord et le sud du territoire et que la route de montagne demande de longues heures. D'autres aérodromes régionaux fonctionnent de manière plus irrégulière. En haute montagne, la météorologie provoque des reports et des annulations fréquents, si bien qu'une marge de sécurité s'impose avant un vol de retour international.