Aller au Tadjikistan par la route
Route du Pamir
La M41, connue sous le nom de route du Pamir, forme l'axe le plus célèbre d'Asie centrale. Longue de plus de 1 200 kilomètres, elle court de Termez, en Ouzbékistan, jusqu'à Kara-Balta, près de Bichkek au Kirghizistan, en traversant le Tadjikistan par Douchanbé, Khorog et Mourghab avant de rejoindre Och. Tracée en partie à la fin du 10-neuvième siècle puis construite pour l'essentiel dans les années 1930 par l'Union soviétique, elle reprend un couloir de circulation hérité de la route de la soie.
Son point culminant, le col d'Ak-Baital, atteint 4 655 mètres entre le lac Karakoul et la frontière kirghize. Cette altitude en fait la deuxième route internationale la plus haute du monde. Le revêtement alterne entre asphalte dégradé et pistes non revêtues, plusieurs sections souffrant de l'érosion, des séismes, des glissements de terrain et des avalanches.
Axes intérieurs et tunnels
La liaison entre Douchanbé et Khoudjand emprunte le tunnel d'Anzob, long d'environ 5 kilomètres, dont la ventilation et l'évacuation des eaux ont longtemps posé problème. Les autorités françaises signalent des risques particuliers en hiver sur cet itinéraire. Plus au sud, les routes de la vallée du Vakhch et celles qui longent le Piandj vers l'Afghanistan restent étroites et exposées aux chutes de pierres.
Formalités pour une entrée par voie terrestre
Une arrivée par la route suppose un visa électronique obtenu avant le départ, la délivrance sur place n'étant pas garantie aux postes routiers. L'accès au Haut-Badakhchan, que traverse la route du Pamir, exige en outre une autorisation spécifique demandée en même temps que le visa. Les postes-frontières avec le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et la Chine ouvrent selon des horaires variables et ferment parfois sans préavis.
Conduite et sécurité routière
Un véhicule à quatre roues motrices s'avère nécessaire au-delà de Khorog, où le carburant se raréfie et les ateliers de réparation deviennent rares. La conduite de nuit est déconseillée de façon générale par les conseils aux voyageurs officiels, en raison de l'éclairage inexistant, du bétail sur la chaussée et de l'état des accotements. Les zones frontalières avec l'Afghanistan et avec l'Ouzbékistan sont formellement déconseillées par la France, du fait des trafics, de la présence de mines et du risque terroriste.